La problématique de l'eau prioritaire
06.05.10 | 12h28
Préserver l'environnement, c'est préserver la santé. La maîtresse de cérémonie de la conférence organisée récemment à la CDG de Rabat, dans le cadre de la Journée de la Terre, n'aura eu de cesse de le démontrer.
Aïcha Detsouli, vice présidente chargée de l'environnement de l'association «Unis pour un avenir meilleur» a dressé le bilan de la situation environnementale du Maroc et invité deux responsables de départements de l'environnement du ministère de la Santé à répondre à des questions cruciales sur les dégradations environnementales et leurs conséquences sur la santé de la population.
Aïcha Detsouli affirme que la dégradation de l'environnement coûte en moyenne, au Maroc plus de 20 milliards de DH par an, soit 8,2% du PIB et que l'une des premières problématiques se rapporte à l'eau. Aïcha Detsouli s'interroge sur l'utilisation abusive que les Marocains font de cette ressource. La loi 10-95 est pourtant claire ; elle prévoit la rationalisation de l'utilisation de l'eau en vue d'assurer la sécurité hydraulique sur l'ensemble du territoire du Royaume.
« 80% de l'eau est utilisée dans le seul domaine agricole, notamment pour la culture des oranges et des tomates, lesquels légumes sont bien souvent destinés à l'export », déplore Aïcha Detsouli, très au fait de ces questions puisque professeur à l'Institut d'agronomique et vétérinaire. Des subventions sont certes allouées aux exploitations agricoles pour favoriser l'irrigation au goutte à goutte dans le cadre du Plan Maroc Vert mais sa généralisation prendra encore du temps. Or, à cette cadence, le stress hydrique sera atteint en 2020, autrement dit les besoins en eau de la population ne seront plus
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Samira EZZEL


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