Conjoncture : Un déficit budgétaire de 4,5 MMDH
24.05.10 | 10h36
Les recettes fiscales sont en baisse de 5,3% en mars et les charges de compensation ont augmenté de 4,8 MMDH au cours du 1er trimestre 2010
L'économie nationale devra profiter cette année d'un bon comportement simultané de ses deux piliers, en l'occurrence les activités agricoles et non agricoles. En effet, selon la dernière revue mensuelle de la conjoncture économique, monétaire et financière de Bank Al-Maghrib, la poursuite du redressement des activités non agricoles et la bonne tenue de l'agriculture se sont bien confirmées. Ainsi, expliquent les analyses de la banque centrale, après le ralentissement enregistré une année auparavant, la croissance non agricole devrait s'accélérer en 2010, alors que le secteur primaire enregistrerait une baisse en raison de l'effet de base lié à l'expansion exceptionnelle en 2009.
Au niveau du secteur agricole, selon les premières estimations du ministère, la production céréalière au titre de la campagne 2009-2010 devrait atteindre 80 millions de quintaux, alors que Bank Al-Maghrib table sur 70 millions de quintaux. En ce qui concerne la commercialisation des céréales entre juin 2009 et mars 2010, elle a presque doublé, atteignant 26 millions de quintaux, l'importation de ces produits ayant en conséquence reculé de 33% au cours de la même période.
S'agissant du secteur industriel, les résultats de l'enquête mensuelle de conjoncture de la banque centrale du mois de mars font ressortir une reprise de l'activité au niveau de l'ensemble des branches à l'exception de celle du textile et du cuir qui fait du surplace. D'autres signes encourageants sont relevés. En fait, les chefs d'entreprise tablent sur des perspectives favorables d'évolution de l'activité pour les trois prochains mois dans l'ensemble des branches. De même, ils s'attendent à une hausse des ventes locales et étrangères. De même, le taux d'utilisation des capacités de production a augmenté de 2 points de pourcentage pour se situer à 73%. Si l'on exclut le raffinage, ce taux s'est établi à 70%.
Pour l'activité touristique, on note une progression des flux de touristes et des nuitées qui ont
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Lahcen Oudoud | LE MATIN


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