Après l'attaque de la flottille, l'ONU réclame une enquête
01.06.10 | 10h28
VIDÉOS - Au lendemain de l'intervention sanglante de Tsahal contre une flottille pro-palestinienne, le Conseil de sécurité a condamné l'opération à l'unanimité. De son côté l'Etat hébreu a prévenu que tout autre bateau humanitaire international sera empêché d'approcher les côtes de Gaza.
Douze heures auront été nécessaires pour se mettre d'accord. Convoqué en urgence lundi soir, le Conseil de sécurité de l'ONU a fini par adopter mardi matin une position commune, après une session marathon à New York. Le texte «condamne les actes qui ont résulté en la perte d'au moins dix vies humaines et fait de nombreux blessés». Il demande par ailleurs une enquête impartiale et réclame «la libération immédiate des navires ainsi que des civils détenus par Israël».
Neuf passagers ont été tués dans l'assaut militaire sanglant mené lundi contre une flottille d'activistes pro-palestiniens au large de Gaza, selon un dernier bilan de l'armée israélienne. Tsahal évoque par ailleurs sept blessés dans ses rangs. Une ONG turque qui a participé au convoi parle d'au moins 15 morts civils. La plupart des victimes seraient de nationalité turque. Les six embarcations de la «flottille de la liberté» ont été immobilisées dans le port d'Ashdod. Parmi leurs passagers, 48 sont en voie d'expulsion, 45 hospitalisés et 480 détenus dans une prison d'Ashdod. Ces derniers doivent être interrogés dans la journée. Les autorités ont déjà indiqué qu'elles comptaient expulser les membres de l'opération et ne garderaient en détention que ceux qui refusent de coopérer
La déclaration de l'ONU, non contraignante, a néanmoins nécessité l'unanimité des 15 membres du Conseil pour être adoptée. De source diplomatique, les discussions ont été compliquées par un désaccord entre la Turquie, rédactrice du projet de texte, et les Etats-Unis, allié traditionnel d'Israël. De nombreux pays ont jugé le raid israélien «disproportionné» et plusieurs, dont la France, ont convoqué les ambassadeurs de l'Etat hébreu. Mais malgré ce
tollé international, Israël n'entend pas assouplir sa position. L'Etat hébreu empêchera tout autre bateau humanitaire international d'entrer
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Pauline Fréour,Thomas Vampouille, Constance Jamet


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